Pour une culture jeunesse de qualité

Le Carrousel international du film de Rimouski

Pour une culture jeunesse de qualité

19 septembre 2015 par 
Le Carrousel est une création purement régionale. Dix ans avant la création du FIFEM (Festival international du film pour enfants de Montréal), deux amis rimouskois décident de lier éducation et cinéma pour créer le Festival international du cinéma jeunesse. Photo : Affiche de Theodor Ushev Le Carrousel est une création purement régionale. Dix ans avant la création du FIFEM (Festival international du film pour enfants de Montréal), deux amis rimouskois décident de lier éducation et cinéma pour créer le Festival international du cinéma jeunesse. Photo : Affiche de Theodor Ushev

Le Carrousel est une création purement régionale. Dix ans avant la création du FIFEM (Festival international du film pour enfants de Montréal), deux amis rimouskois décident de lier éducation et cinéma pour créer le Festival international du cinéma jeunesse. Photo : Affiche de Theodor Ushev

Cette année, et pour la 33e fois, le Carrousel, festival international de cinéma jeunesse, aura lieu à Rimouski du 23 au 27 septembre.

Sous de nombreux aspects, le Carrousel est un événement passionnant : il est ancré dans la culture rimouskoise depuis plus de 30 ans et est le premier festival de cinéma jeunesse à avoir vu le jour en Amérique du Nord.

Pourtant, malgré l’effervescence qu’apporte le Carrousel à la vie culturelle de Rimouski, du Québec et d’ailleurs, le festival a de la difficulté à se faire connaître du grand public rimouskois.

Voici en trois points pourquoi selon moi le Carrousel devrait mériter plus d’attention.

Un festival issu de la culture rimouskoise

Le Carrousel est une création purement régionale. Dix ans avant la création du FIFEM (Festival international du film pour enfants de Montréal), deux amis rimouskois décident de lier éducation et cinéma pour créer le Festival international du cinéma jeunesse.

Lors des premières éditions, les médias sont au rendez-vous, le Carrousel fait des conférences de presse d’ouverture à Montréal, l’événement est couvert à travers tout le Québec et voyage : le Carrousel se déplace dans plusieurs villes, le jury s’envole vers Vancouver. Les années 1980-1990 sont riches.

Puis, l’événement se resserre sur le plan régional, mais garde une précieuse influence dans « l’écologie » des festivals jeunesse mondiaux.

De la culture jeunesse de qualité

Jean-Philippe Catellier, directeur de la programmation et de l’éducation au sein de l’équipe du Carrousel, compare le cinéma des blockbusters à du junk food : « Il est facile de manger du junk food comme il est facile de regarder un blockbuster. On aime tout de suite. Mais lorsqu’il s’agit de goûter à une nourriture plus élaborée, ça prend du temps. Il se peut qu’un jeune n’aime pas les premiers films qu’il verra dans le cadre du Carrousel. Mais par la suite, notamment grâce à des ateliers de réalisation de courts métrages, il va comprendre ce qui se joue dans la création d’un film. Il va s’intéresser au cinéma. Ses goûts vont se développer, comme une cuisine que l’on apprécie avec le temps. »

Pour entretenir une relation d’éducation à la culture avec les jeunes, le Carrousel va à la rencontre des enfants et des adolescents dans les lieux mêmes qu’ils fréquentent. Pour ce faire, différents projets se déploient dans des écoles secondaires, des maisons de jeunes, etc.

Tant de choses à faire et à voir

Mercredi 23 septembre aura lieu un événement parfaitement adapté aux adolescents : « La marche post apocalyptique », une marche de zombies qui mènera les spectateurs au film d’ouverture Turbo Kid, projeté au Parc de la Gare de Rimouski. La marche sera précédée d’un atelier de création de faux sang au bar à vin Le sang royal, situé sur la rue Saint-Germain Ouest.

Jean-Philippe Catellier explique qu’il est parfois contraignant pour le Carrousel de centrer sa programmation sur les enfants et la famille. On tente donc de créer de mini-secteurs de programmation : des films qui traitent de la jeunesse, mais qui s’adressent aux grands par exemple. D’ailleurs, on a créé un bel espace dans la programmation pour une soirée de documentaires musicaux touareg et iraniens et pour un party de clôture avec Talfast et Gabriel Rochette au Hangar 14 à Pointe-au-Père.

Malgré un engouement jamais tari, le festival s’est en quelque sorte remis en route après le paiement de dettes importantes, un ajustement de la programmation, la formation d’une nouvelle équipe. Il s’agit, à présent, de témoigner de notre intérêt et de nous réunir avec nos sacs de popcorn devant des films inédits, afin de soutenir le Carrousel et la culture jeunesse.

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