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VOL XXIII No.6 Agriculture de proximité: un engagement social

Cinq idées reçues sur la grève étudiante

Lettre de la bergerie

Cinq idées reçues sur la grève étudiante

12 mars 2012 par 

1. Les étudiants se votent un congé.

Après règlement du conflit, les semaines de grève devront être reprises. Donc, en prolongeant leur session, les étudiants sacrifient une partie de leur été.

2. Tout augmente, pourquoi pas le prix des études?

Les études coûtent déjà cher (l’endettement moyen des étudiants universitaires québécois est de 13 000$). Nous avons, au Québec, fait le choix de société de rendre l’éducation accessible pour tous. En augmentant les frais de scolarité, on revient sur cette décision collective qui a permis de vitaliser le Québec pendant des années.

3. Les étudiants ont les moyens de payer plus cher pour leurs études, car ils possèdent déjà des voitures neuves et des téléphones intelligents.

Si nous avons l’impression que la plupart des étudiants ont les moyens de se payer de tels privilèges, c’est d’abord parce qu’un plus grand nombre d’étudiants provenant des milieux favorisés fréquente les institutions postsecondaires. De plus, notre société pousse les jeunes à la consommation, voire à l’hyperconsommation et c’est d’ailleurs par l’éducation que nous pouvons freiner cette tendance catastrophique.

4. Les frais de scolarités québécois sont les moins chers au Canada.

En comparaison avec l’ensemble des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique, les frais de scolarité québécois se situent au-dessus de la moyenne. De plus, en raison de la grandeur du territoire québécois, la plupart des étudiants doivent assumer de nombreux frais de subsistance et de déplacements.

5. En payant plus cher pour leurs études, les étudiants vont les prendre plus au sérieux.

Pour assumer l’augmentation des frais de scolarité, de nombreux étudiants devront travailler davantage nuisant du fait même à leur réussite scolaire. Déjà, le travail entre en compétition avec les études. Veut-on vraiment amplifier cette problématique et empêcher ceux qui prennent leurs études au sérieux de le faire dans les meilleures conditions possibles ?

***

Nous sommes enseignants au Cégep et professeurs à l’Université, ex-étudiants, jeunes parents, grands-parents et nous nous préoccupons de ce qu’il advient de l’accessibilité à l’éducation. Par conséquent, nous sommes solidaires du mouvement étudiant contre la hausse des frais de scolarité.

Jean-Nicholas Audet, Centre matapédien d’études collégiales

Catherine Babin, Cégep de Rimouski

Philippe Beaulac, Cégep de Rimouski

Jean-Marc Bélanger, Cégep de Rimouski

Jean-Bernatchez, UQAR

Cybèle Charette,  Cégep de Rimouski

Frédéric Deschenaux, UQAR

Alain Dion, Cégep de Rimouski

Karine Hébert, UQAR

Claude Gaudreau, Cégep de Rimouski

Stéphane Imbeault, Cégep de Rimouski

Emmamalin Larsson, Cégep de Rimouski

Julie Lefebvre, Cégep de Rimouski

Mathieu Lévesque, Cégep de Rimouski

Julie McDermott, Cégep de Rimouski

Annie Perron, Cégep de Rimouski

Lucie Poirier, Cégep de Rimouski

Patricia Posadas, Cégep de Rimouski

Josée Ruest, Cégep de Rimouski

Manon Saucier, Cégep de Rimouski

Luc Sirois, UQAR

Bruno Tremblay, Cégep de Rimouski

profscontrelahausse.org

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